Skipper, mais pas que…

Réussir à conjuguer défi sportif et rôle de chef d’entreprise : tel est l’enjeu pour Cécile Laguette. « Il faut penser à tout. Tout gérer », explique la navigatrice, bien consciente que pour performer sur un circuit aussi exigeant que celui des Figaro Bénéteau, il ne suffit pas seulement d’être un excellent marin. « On se doit d’être capable de gérer notre projet dans sa globalité. Bien sûr, il y a le volet sportif, mais il y a aussi les parties préparation technique, logistique et administrative à prendre en compte », expose la skipper d’Eclisse, néanmoins épaulée par Mathieu, son boat-captain. « Nous travaillons ensemble depuis l’an dernier. Lui est en charge du bateau à 100% ainsi que du suivi des fournisseurs. Nous partageons l’approvisionnement en fonction des disponibilités de chacun. Je m’occupe de tout le reste, exception faite de la communication que j’ai choisi de confier à l’agence RivaCom », détaille Cécile, bien consciente que même bien entourée, il faut que tout passe dans sa tête et dans ses mains à un moment donné. « Indispensable pour avoir une vue d’ensemble ».

 

Son temps ? Il s’articule de manière relativement définie. « Je passe environ 70% de mon temps sur l’eau (entraînements et courses) entre janvier et septembre. Parallèlement, je fais deux sessions de préparation physique en salle par semaine auxquelles s’ajoutent les séances de natation et de cardio-plaisir, c’est-à-dire de course à pied, de paddle, de surf et de vélo », détaille le marin-ingénieur qui intègre également dans son planning un important travail sur le plan de la préparation mentale en collaboration avec Gérard Vaillant depuis mars 2017. « Comme dans une entreprise, il faut manager différents intervenants. C’est passionnant et réellement nécessaire pour mener à bien son projet », assure Cécile Laguette. 

Cecile Laguette, skipper du Figaro Eclisse – Solitaire URGO Le Figaro 2018 – Le Havre le 24/08/2018

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