« Que du bon pour le futur ! »

Trois jours et dix-sept heures, c’est le temps qu’il aura fallu aux marins de la 48e édition de la Solitaire Urgo – Le Figaro pour avaler les 505 milles du parcours de la quatrième et dernière étape de l’épreuve, entre Concarneau et Dieppe. « Elle a été hyper longue. Longue et difficile. Au début, c’était super mou. On a mis un jour et demi pour arriver au chenal du Four. De la folie ! Dans ces conditions, j’ai eu des phases de bien et de moins bien, mais globalement, ça s’est bien passé. Après, en revanche, ça a été un peu compliqué. C’est sans doute lié à mon manque d’expérience », a commenté la skipper d’Eclisse qui officie sur le circuit des Figaro Bénéteau depuis deux ans seulement. « Ça fait partie du truc de perdre des places. Là, il fallait tenir le choc dans la durée. J’avoue que ça n’a pas été facile. Cette nuit, j’étais tellement fatiguée que je n’ai pas pu aller sur le pont. Ça ne m’était jamais arrivé auparavant. J’ai dû me forcer à dormir et ça m’a coûté deux nouvelles places », a souligné la navigatrice qui est arrivée en 33e position en Normandie, perdant ainsi une place au classement général (elle termine 32e). « Je ne voulais pas me fixer d’objectifs en termes de résultats, parce que je trouvais que c’était un peu trop tôt. Cette Solitaire a vraiment été intense. Ce que je retiendrai, c’est mon étape 2 parce qu’elle m’a montré que je pouvais être devant, que j’étais capable de jouer dans le Top 15. Ce n’est que du bon pour le futur ! Comme je l’ai dit, j’ai un manque d’expérience sur le support. Je fais donc encore des erreurs qui coûtent cher et j’ai encore des progrès à faire sur tout ce qui concerne la gestion de soi, comme le sommeil et le reste, mais je sens que ça vient petit à petit. Dans l’immédiat, je vais prendre du repos, mais très vite, je vais retourner m’entraîner pour aller jouer avec les meilleurs l’année prochaine ! », a promis Cécile Laguette.

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