L’alimentation à bord, un vrai sujet

S’alimenter en mer, voilà un sujet pas aussi simple qu’il n’y paraît. De fait, la nourriture est l’une des clés de la réussite au même titre que la préparation technique du bateau. Elle doit, par conséquent, être soigneusement étudiée et préparée pour que le coureur au large puisse garder la forme dans la durée. En ce qui la concerne, Cécile Laguette s’appuie sur son expérience, et notamment celle acquise lors de ses deux participations à la Volvo Ocean Race, même si les efforts, en équipage et en solitaire diffèrent légèrement. « En Figaro, on est tout seul. On a beaucoup de choses à gérer et pour ma part, je ne veux pas avoir à penser à ce que je vais manger. Je pars donc avec autant de sacs de nourriture que de nombre de jours de course. Comme ça, je vois bien ce qu’il reste et j’évalue rapidement si j’ai bien mangé ou non par tranche de 24 heures », indique la skipper d’Eclisse, rappelant qu’en mer, le rythme des repas est avant tout donné par les conditions météo.

« Je fais hyper attention aux apports énergétiques. Je privilégie les trucs naturels et j’évite les choses qui peuvent me donner des gros pics de sucre, sauf si j’ai planifié une sieste ou si je sais que je vais devoir envoyer du steak pour manœuvrer », détaille Cécile dont la base de l’alimentation en mer est constituée de salades, de boites de thon, du riz ou de quinoa précuit, mais aussi de quelques plats lyophilisés. « Sur la dernière Volvo, avec Team AkzoNobel, j’en ai testé certains que j’ai bien aimé et que j’ai finalement rajouté dans mon pack. C’est pratique car il suffit de verser l’eau chaude directement dans le sachet et hop, c’est prêt », a commenté la navigatrice qui a largement fait évoluer sa manière de fonctionner sur ce point depuis ses débuts. « Au départ, je marchais un peu à l’anglo-saxonne, c’est-à-dire un peu à la dure mais je me suis rendu compte que la notion de plaisir était très importante ». En ce sens, la jeune femme a désormais toujours dans sa besace quelques petites boissons au soja à la vanille ou au chocolat, quelques barres de pâtes d’amande, des mix de noix sucrées-salées, mais aussi des produits frais types tomates cerise et fromage, avec une préférence avouée pour le parmesan.

« Le but, c’est d’ingurgiter au moins 2 500 calories par jour », a-t-elle terminé.

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