Fin du Figaro, direction d’autres horizons

L’année de 2020 marque un tournant dans le parcours professionnel de la navigatrice, Cécile Laguette. Elle s’est consacrée pendant 4 ans au circuit Figaro aux côtés d’Eclisse pour désormais voguer, sans lui, vers des courses en équipages. C’est des étoiles plein les yeux que la skipper nous raconte ses prochains projets.

  1. POUR CONTEXTUALISER, EXPLIQUE-NOUS COMMENT ES-TU ARRIVEE SUR LE CIRCUIT FIGARO ?

Le circuit Figaro, j’ai l’ai toujours vu comme une opportunité pour aller chercher plus de compétences. Il s’est imposé comme une suite logique pour moi, après une première expérience sur The Ocean Race 2014-2015 (anciennement Volvo Ocean Race).

Je commence sur le circuit Figaro en 2016 . Début 2017, je rencontre Eclisse avec qui on a écrit une belle page sur le circuit pendant 4 ans. A la fin de cette même année, je suis recontactée pour naviguer sur The Ocean Race par le Team Akzo Nobel. Je commençais seulement à construire le projet aux côtés d’Eclisse. Je ne pouvais pas me rendre entièrement disponible pour le reste du tour du monde. J’ai fait deux étapes avec le team, dont une victoire à Auckland, puis j’ai retrouvé mon Figaro et le circuit en milieu d’année 2018.

  • LE CONFINEMENT A-T-IL ETE PORTEUR DE NOUVEAUX PROJETS ?

A vrai dire mes nouvelles ambitions datent de fin 2019. J’avais envie de retourner aux sources, naviguer en équipage à l’international.

Au début cette année, j’ai fait part à Eclisse de mon souhait d’arrêter le projet Figaro après cette dernière saison. Pendant le confinement un autre projet à vu le jour. Eclisse et moi avons travaillé sur ce projet qui devait démarrer en Août, seulement au vu de l’évolution de la situation sanitaire, on a dû se rétracter début Juillet.

En parallèle, on discutait de la saison prévue à l’origine avec Eclisse et plus on avançait sur l’autre projet, moins le Figaro nous correspondait. Donc on a eu envie de passer à autre chose.

« Au début de l’année 2020, j’ai fait part à Eclisse de mon souhait d’arrêter le projet Figaro »

Cécile ultra concentrée durant la Solo Maitre Coq 2019
  • COMMENT VOUS AVEZ VECU CES 4 ANS DE PARTENARIAT ?  QUELS BENEFICES RETIENS-TU ?

Cécile : Avec Eclisse, c’est une très belle rencontre. Nous avons principalement basé notre partenariat sur l’humain. J’ai pris plaisir à m’impliquer auprès de l’équipe, en interne.
Je suis très reconnaissante pour leur partage et de leur soutien. En plus d’un partenariat, nous avons lié une amitié et un respect mutuel qui resteront.

« Avec Eclisse, c’est une très belle rencontre. En plus d’un partenariat, nous avons lié une amitié et un respect mutuel qui resteront.»

Laurence Renévot (Présidente d’Eclisse): Une belle corrélation entre deux milieux à priori très différents, l’industrie et le sport de haut niveau. Au-delà d’un partenariat professionnel, c’est un échange entre ces deux milieux qui s’est créé. Eclisse a découvert le monde de la course au large grâce aux interventions de Cécile et bien évidemment grâce au suivi des courses.

Nous sommes heureux d’avoir pu accompagner Cécile sur cet épisode de sa carrière. C’est la fin de cet épisode mais ce n’est pas la fin d’une histoire. Une amitié est née et nous resterons, j’en suis sûre, en contact afin de suivre l’évolution de son parcours professionnel.

« Nous sommes heureux d’avoir pu accompagner Cécile sur cet épisode de sa carrière. C’est la fin de cet épisode mais ce n’est pas la fin d’une histoire »

  • COMMENT AS-TU APPRIVOISE CE CIRCUIT INCROYABLEMENT INTENSE ? QUE RETIENS-TU ?

Cécile : «Le circuit Figaro je le vois comme l’Olympisme de la course au large, cette phrase décrit tout: l’engagement sur ce type de projet, l’intensité et le niveau du circuit.

Je retiens du positif et beaucoup de compétences acquises en 4 ans.  Autant sur le plan sportif que sur la gestion de projet. Le partenariat avec Eclisse a toujours eu une image très professionnelle et j’y tenais.

« Le circuit Figaro je le vois comme l’Olympisme de la course au large »

Laurence: « Le circuit Figaro est très exigeant pour les skippers. La Solitaire est une course qui demande une préparation importante tant au niveau personnel qu’au niveau matériel.

Sur le plan partenariat, je pense que la Solitaire n’a plus l’aura des premières années et n’est malheureusement plus aussi suivie. C’est bien dommage vu l’exigence de cette épreuve. Elle mériterait une couverture médiatique bien plus importante. »

  • ET MAINTENANT, COMMENT VOIS-TU LA SUITE ?

Pour envisager la suite, il faut passer par l’étape de se rendre disponible pour d’autres projets et courses. C’est maintenant fait.

Comme tous les ans, je rentre à Auckland en Nouvelle-Zélande en fin d’année. Cette fois-ci, le séjour sera plus long. Je vais y rester pour toute la durée de la Coupe de l’América, jusqu’à fin mars 2021.

La Sydney-Hobart est fin Décembre 2020, je serai donc juste à côté.

Puis The Ocean Race, c’est l’objectif. J’ai encore beaucoup à écrire sur cette course, en mettant à profit au sein d’une équipe à la fois le savoir-faire acquis en Figaro et mes compétences techniques en tant qu’architecte naval.

Cécile lors de la course « The Volvo Ocean Race » en 2014

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