Confinement ? Prendre le temps de s’améliorer.

Plus de 50 jours de confinement pour les français ! Comme la plupart des gens, Cécile a dû aménager son temps de travail, ses objectifs mais aussi sa méthode. Seulement, « Comment s’adapter ? » la réponse n’a pas été si évidente.


Dans un premier temps Cécile a pu naviguer et travailler sa stratégie grâce à Virtual Regatta (Elle vous en parle plus ici). Progressivement les skippers, les coachs, les formateurs ont su trouver leurs repères. Après consultation, les figaristes du Team Vendée Formation dont fait parti Cécile ont souhaité mettre leur temps à profit. L’objectif numéro 1 a été d’approfondir ses connaissances. Les formations à distance sont venues naturellement répondre à cette demande. Voici le bilan des deux mois.


Le coach du Team, Etienne Saïz a continué son rôle. C’est désormais à distance qu’il anime des sessions pour les marins.

«  On a commencé par passer en revu tous les réglages du Figaro 3 sur toutes les allures et forces de vent. Cela fait seulement un an que l’on navigue avec le Figaro 3, le fait d’échanger sur nos différents réglages et ressentis sur l’eau est très bénéfique pour la suite. » raconte Cécile.

Les Skippers se sont ensuite concertés sur les autres sujets qu’ils souhaitaient aborder pendant cette période.  

« On a décidé et de se perfectionner sur certains aspect de notre logiciel de navigation Adrena »

Julien Rabeux a alors mené deux séances personnalisées, grâce aux questions préalablement préparées par les coureurs.

L’agenda commence à bien se remplir. Pour autant, l’organisation n’est pas plus complexe.

« Je suis contente de ce type de formation. Au final, ça enlève toute cette logistique du transport. Certes à travers l’écran, on perd le côté humain mais les outils technologiques d’aujourd’hui permettent un rendu très efficace et interactif ! » se réjouit Cécile.

La météo, voici une des grandes thématiques que les marins ont l’habitude d’aborder chaque année. Les skippers du Team ont alors consulté leur routeur météo: Christian Dumard. Plus de 9 heures d’échanges sur la météo, les routes, les courants. Les modèles des centres météorologiques sont de plus en plus précis et performants mais à condition de savoir s’en servir.

« En terme  de routages météo on est vraiment dans le domaine analytique et probabiliste. Il faut connaître les paramètres initiaux, les modèles de courant, vents, vagues,….et chaque niveau de précision. » explique Cécile.

Il reste important d’avoir un esprit critique sur l’analyse des résultats obtenus. Et en tant que skipper professionnel, Cécile doit régulièrement prendre des choix stratégiques. Il reste alors primordial de ne pas se faire mal influencer et opter pour une mauvaise tactique.

« Ca se rapproche beaucoup des travaux que je faisais en tant qu’architecte naval et Ingénieur en matériaux composite. Lorsque l’on dessine un bateau, on utilise des logiciels de calculs d’éléments finis qui nous permettent de simuler les efforts sur la structure du bateau et  de déterminer puis optimiser les assemblages composites que l’on va sélectionner pour sa structure. De même avec les logiciels de mécanique des fluides qui simulent les écoulements de l’eau sur la carène, les foils et appendices ainsi que l’écoulement de l’air sur les voiles, le mât et même l’équipage. Pour tous ces calculs, les conditions initiales sont très importantes. Les logiciels sont capables de sortir un résultat, la plupart du temps, mais si on ne maîtrise pas les conditions initiales, que l’on ne réalise pas d’analyse de résultats, on peut vraiment s’orienter vers de très mauvais choix d’architecture qui impacteront  les performances et la fiabilité du bateau. En anglais, on pourrait dire : ‘’ Rubbish In = Rubbish Out ‘’ (mauvaises conditions initiales = mauvais résultat) »  raconte passionnément Cécile.

Quand il y en a plus, il y a encore ! Cécile a soif d’apprendre et veut mettre à profit son temps. Elle s’est donc rapprochée de Lorient Grand Large, sous l’accord du Team Vendée Formation pour élargir son champ d’apprentissage. Des thèmes comme l’étude de parcours historiques, l’analyse de performance ou encore les règlements de courses ont été abordés.

« Lorient Grand Large propose de superbes formations qui viennent compléter des sujets que j’avais envie d’approfondir depuis longtemps. Julien Villon, nous a présenté les  études de parcours historiques. » expose la navigatrice.

KnD Sailing Performance (Leader dans l’analyse de performance et le post-traitement des données de navigations) a donné des formations poussées sur l’utilisation de leur logiciel et l’acquisition des données ainsi que l’analyse des navigations. Puis avec Bertrand Pacé, les règles de courses à la voile ont été approfondies en abordant des cas spécifiques.

« Les figaristes sont souvent amenés à rencontrer des situations uniques en course qui sont parfois très ambigües. Remettre tout ça à plat est très intéressant et permet de renforcer ça confiance en soi. » affirme la skipper.

Finalement, cette période de confinement n’a pas été de tout repos pour la skipper.

« J’avais un peu la tête en feu après des journées entières de formation. Mais surtout, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de nous former et de rester à l’écoute »  conclue Cécile

No Comments

Post a Comment