Confinement ? Les premiers mots de Cécile.

La crise sanitaire engendrée par l’épidémie de Coronavirus impose actuellement à tous d’agir en conséquence et de s’adapter. C’est naturellement ce qu’a fait Cécile, avec le report des deux premières courses comptant pour le Championnat de France Elite de Course au Large 2020. Les skippers, contraints, comme chacun d’entre nous, au confinement dans cette période délicate, s’organisent au mieux pour poursuivre leur préparation dans les meilleures conditions possibles. Où ? Quand ? Comment ? Le détail avec Cécile Laguette.

« Face au confinement, on s’adapte. « 

Cécile Laguette

Où as-tu choisi de te confiner ? 

«  A Concarneau. On reste proche du bateau, en Bretagne, prêt à repartir.  On y est bien.  »

As-tu été surprise par l’annonce de l’annulation de la Solo Maitre Coq ? 

«  Pas vraiment, en suivant l’actualité internationale. J’ai néanmoins continué de me préparer normalement. Je ne voulais pas que cette idée perturbe quoi que ce soit, et je suis restée focus sur l’épreuve. Cette dernière a finalement été reportée et après ça, il y a eu l’annonce du confinement. Tout a été mis en suspens. Les entraînements ont été suspendus eux aussi, et le bateau a été sorti de l’eau, pour préserver la carène et les appendices.En ce moment, le mieux qu’on puisse faire est de rester chez soi pour se protéger soi-même mais surtout les autres.   »

Appréhendes-tu les effets de ce retardement de la saison sur ton entrainement, et donc sur ton organisme ? 

« Comme toujours, je vais de l’avant et je m’adapte. Le fait est qu’il y a toujours des choses que l’on peut faire lorsque l’on est à terre. Les vents, les courants, les effets de site… sont des éléments tellement complexes qu’il est possible de les étudier continuellement. Il existe une multitude de documentation météo à décortiquer et on peut aussi travailler sur les logiciels de routage, préparer des roadbooks… Je mets mon temps à profit pour travailler ces sujets continuer ma préparation physique. Je ne me mets surtout pas en mode vacances. »

Peux-tu t’entrainer chez toi ? 

« Heureusement oui ! Notre discipline demande une condition physique ultra complète. Habituellement je fais du Cross-Fit trois fois par semaine ainsi que du Pilates. En ce moment, je reproduis ça chez moi en adaptant certains exercices aux équipements que j’ai à disposition. Le cardio est forcément l’aspect le plus difficile à travailler ces temps ci. Mais j’ai une bonne routine chaque semaine. » 

Cet entrainement à la maison, est-il suffisant pour monter progressivement en puissance pour la Solitaire du Figaro ? 

« Je pense. Je ne suis plus aujourd’hui dans le même état d’esprit que lorsque j’ai débuté le Figaro. A cette période, j’avais besoin de passer énormément de temps sur l’eau en solo. A présent, j’ai intégré les automatismes alors c’est forcément différent, même si le bateau (Figaro 3) est encore jeune et qu’il nous reste des choses à découvrir et à approfondir à bord. L’an dernier, j’ai cumulé 7000 milles à bord du bateau. Bien sûr, c’est dur pour n’importe quel athlète de ne pas pratiquer son sport mais en ce moment, on est tous logés à la même enseigne. Je ne veux pas que cela perturbe mon esprit, même si j’ai bien conscience qu’il va y avoir le double de travail à accomplir lorsque l’on sera en mesure de retourner sur l’eau. »

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